Vingt-sept lettres de la vie d’une femme

Le titre de cette note de lecture emprunte à l’œuvre de Stefan Zweig pour parler de Virginia Woolf.

Ce livre offre aux lecteurs quelques lettres d’une célèbre femme de lettres, Virginia Woolf.

Ce sont des lettres à des amies. « Tout ce que je vous dois ». Des lettres qui courent de 1906 à 1941 (et au milieu deux guerres). En plus de l’introduction offerte au début du livre, chaque lettre est précédée d’un paratexte en italique qui situe, contextualise.

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Une famille argentine tangue

Claudia Pineiro est, dit-on, l’auteur argentin le plus traduit dans le monde après Borges et Cortázar. Elle est surnommée l’Hitchcock de River Plate.
Je n’ai découvert ces informations qu’après ma lecture de son roman À toi.
J’ai compris pourquoi le film Psychose fait une apparition dans le récit. Et l’utilisation de perruques m’a rappelé Sueurs froides.

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Échec et Mythes

Lisez Le coup du fou (La mossa del matto) d’Alessandro Barbaglia. À ceux qui craindraient un récit trop échiquéen, disons tout de suite que le romancier avoue à la fin ne pas être un joueur expérimenté. Le roman se centre sur les personnages (c’est un roman historique) et sur le motif de cette partie d’échecs.
Dans ce récit, il y a trois niveaux de lecture. Le championnat du monde d’échecs et le match Fischer-Spassky sur fond de guerre froide, en 1972, en Islande. Un peu d’autofiction, la relation du narrateur avec son père, psy. Et puis, ce qui a attiré mon attention, Homère, L’Iliade et ses deux héros : Achille et Ulysse.

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Bonne heure littéraire : 3h22

« Sur sa table de chevet, une radio Sony allumée, un réveil indiquant 3 h 22. Un échiquier avec ses pièces, un verre de lait. Une lampe allumée. Un téléphone couleur crème. Qui se met à sonner comme par magie. Cet appel arrive tout droit de Californie. Le numéro direct de la chambre est le 22322 ; or personne au monde ne peut l’avoir. Sauf un : Henry Kissinger. Il l’appelle de la Casa Pacifica, sur la plage de San Clemente. C’est la « Maison-Blanche estivale », comme on la surnomme, celle de Nixon en ce moment. »

Le coup du fou d’Alessandro Barbaglia

Tavernier : un exercice d’admiration

C’est le portrait d’un « Grand Cinéphile Mondial ». Avec Bertrand Tavernier la théorie du ruissellement avait un sens. À l’écouter, tout tombait sous le sens : des films à voir, des livres à lire. Une passion communicative et une communication passionnante.
C’est cette humanité, cette générosité, cette passion que célèbre, dans son livre, Thierry Frémaux, qui fut un des proches du cinéaste, notamment au sein de l’Institut Lumière. Un cinéfeel good.

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Elizabeth Finch : De l’Apostat à la postérité

Tout le monde a été marqué par un enseignant. On se souvient, en période de Nobel de littérature, de Camus et de son enseignant, M. Germain, auquel l’écrivain rendit hommage lorsqu’il reçut son Prix (Julian Barnes a une photo de Camus devant ses livres au lendemain du Nobel, d’après Le Monde, 26 août 2022).

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