Le chien de Steinbeck

Il s’appelait Charley. C’était un caniche royal. Il a traversé les États-Unis avec son John de maître, le road trip au ventre, plus de 10 000 km.
De quoi donner des lettres de noblesse à un chien que le mot caniche cantonne à un animal frisé et pas bien malin.
Celui-là était royal.

« C’est le seul chien que j’aie jamais connu capable de prononcer la consonne f. « Ftt » indique en général qu’il aimerait saluer un arbre ou un buisson. » Lire la suite « Le chien de Steinbeck »

« Winston se réveilla avec sur les lèvres le mot Shakespeare »

unnamed« Winston se réveilla avec sur les lèvres le mot Shakespeare » (1984, Orwell)

Je n’ai pas lu tout Shakespeare. Je m’essoufle, j’expire et je tire la langue de Shakespeare. Pourtant, c’est une somme digne de ma table de chevet. Un pavé plein de bonnes intentions. De quoi ne pas de-lire pendant un bail avec Bill. Flaubert approuverait.

Toujours pas lu tout Shakespeare ? Et mes essais devant cette montagne ? Trop minces. De quoi se glisser, honteux, dans un trou de sorry. Sorry, Hamlet…

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À Maj Sjöwall, un lecteur reconnaissant

maj-sjc3b6wall-and-per-wahlc3b6c3b6-1Maj Sjöwall et Per Wahlöö sont deux auteurs suédois qui dans le courant des années 60-70 donnèrent de la hauteur au roman policier. Deux noms qui font baisser les yeux pour découvrir leurs lignes de vitalité littéraire et contestataire.

Maj Sjöwall vient de mourir, le 29 avril.

Sjöwall (1935-2020) et Wahlöö (1926-1975) Lire la suite « À Maj Sjöwall, un lecteur reconnaissant »

Chat noir et bastides blanches

indexC’est le premier roman de Giono. Un roman court, dense où la poésie coule à un flot Gionysiaque.

Les phrases vont vite à la ligne. Une astuce typographique pour laisser le lecteur savourer, comme la poule lève la tête en buvant son eau pour la laisser couler.

L’auteur aère son histoire d’un hameau qui étouffe. Lire la suite « Chat noir et bastides blanches »

Stephen King et sa peur du chiffre 13

13On peut être le King et avoir un talon d’Achille. C’est même courant. Qu’on soit le roi des Myrmidons ou l’auteur d’une myriade de succès de librairies. C’est même classique. La part d’humanité de la légende, du héros fait aussi son charme. Sous le casque, il y a un homme, un crâne, de la chair. Une fragilité.
Stephen King est triskaïdékaphobe.
τρεισκαίδεκα (treisdeka) et φόϐος (phobos) sont dans une trière grecque et King tombe à l’eau.
Non, le puissant, fameux, fantastique, glorieux Stephen King n’a pas peur de la langue grecque. Il a peur du chiffre 13. Il est en détresse devant des 13. Pour faire simple, il est treizophobe, quoi. Lire la suite « Stephen King et sa peur du chiffre 13 »