Machin-Machine : L’ubiquité de la Terre à la Lune

Machin-Machine (Appliance en v.o), c’est de la SF qui fait de la satire sociale. Discrète. L’air de rien. C’est une analyse technologique du progrès à venir.
Demain, on pourra téléporter des choses, des êtres vivants.

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David Lodge : Maurice, Yvonne et une Madeleine

Du plus loin qu’il se souvienne, il a toujours associé l’écrivain anglais David au duo de traducteurs Maurice et Yvonne Couturier.
Il était étudiant quand se déclencha la vogue des petits romans espiègles de David Lodge qui bousculait, brocardait le monde universitaire en s’amusant.

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Le 30 septembre : Der día mondial della translation

Le traductor passe à travers l’huis clos d’une langue. Il est discret. Il peut s’appeler, au hasard des lectures : Deodat Serval, Régis Boyer, Anne Colin du Terrail, Maurice-Edgar Coindreau, Philippe Bouquet, Danièle Valin, Marc de Gouvenain, Laura Derajinsky, Lena Grumbach, Josée Kamoun, ou Juliette Bouchery, Michel Delarche et M Tessier.

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Autant en emporte Taratata !

Pour couper court aux discussions, Scarlett O’Hara, l’héroïne du roman de Margaret Mitchell, utilise l’expression « Taratata ! » Un mot composé de trois lettres seulement, aux redoublements enfantins.

Taratata ! quand Scarlett parle français. C’est Fiddle-dee-dee dans la version originale (on passe à cinq lettres). Lire la suite « Autant en emporte Taratata ! »

Think twice, it was Allwright

519X5OuXfBL._SX315_BO1,204,203,200_Je l’ai vu en concert. Je ne l’oublierai pas. Déjà âgé, il avait tenu plus de deux heures dans une nuit un peu froide. Le verbe impeccable, un bonheur musical. Je l’ai écouté. Et ce n’est pas fini. Je l’ai lu. Et ça continuera.

À nos âges, c’est plutôt le chanteur de nos parents. C’est donc une forme d’héritage. Au rang des Ferré, Ferrat et de Brassens qu’il a merveilleusement bien traduit.

C’est un traducteur hors-pair.

Graeme Allwright interprêta sa plume pour l’amour des mots. Il faut lui rendre justice (pas l’y traduire).

Il a traduit Dylan et puis Cohen comme personne au point qu’on admirait Suzanne dans la version de Bashung en oubliant que ce dernier la chantait exactement comme Allwright qui en avait traduit le texte.
C’est grâce à lui que j’ai découvert Pete Seeger et Woody Guthrie. Traducteur et aussi passeur protestant de la protest-song. Le journaliste Jacques Vassal doit être triste lui aussi, ce porte-voix et porte-plume de la chanson folk en France.
Les chansons que j’aime sont innombrables. Il était une figure à la fois poétique, joyeusement naïve et militante aussi.

Il militait notamment pour la désescalade, mot qui rime avec camarade. C’est toujours attristant de voir de radicaux pacifistes nous quitter.

Désescalade est le titre d’une ballade de Graeme Allwright. Datée de 1973. Pas anodine, la date de la désescalade.

Parvenue à un paroxysme, la guerre des nerfs conduit à dérouler la pelote.

A vos rangs, fixe ?
Non, préfixe dés- !

Désescalade, comme un appel à la Fraternité.
C’est plus joli que rétropédalage qui sent le tourisme et l’amateurisme.
Vite, une vraie désescalade. Une desescalade notable. Ça suffit : les salades gouvernementales, les fanfaronnades tweetées, la panade climatique.

Elle se fredonne la douce sérénade de la désescalade. Chère à une foule sentimentale qu’on balade. La désescalade. Des décennies qu’on en parle, pâle. « La venue du jour de clarté », ce n’est pas pour tout de suite. La preuve, le mot est souvent utilisé avec ces pincettes qu’on appelle guillemets.

Tant qu’il y aura des hommes, il y aura des tanks ?