Je lis Stephen King seulement quand c’est obligatoire

En lisant un roman de Ken Bruen, il est tombé sur cette réplique savoureuse :

– Vous ne lisez pas Stephen King ?

– Seulement quand c’est obligatoire.

En Effeuillant Baudelaire de Ken Bruen

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Bonne heure littéraire : 2h15

À lire à l’heure

« Rothstein inclina la tête, comme s’il venait de recevoir un compliment. Il consulta furtivement le réveil, vit qu’il était deux heures et quart du matin, puis regarda de nouveau M. Jaune, qui était peut-être bien le meneur.

– J’ai un peu d’argent seulement, mais prenez-le, je vous en prie. Pourvu que vous partiez sans me faire de mal. »

Carnets noirs de Stephen King

King & Irving : politesses entre auteurs

Stephen King et John Irving. À l’énoncé de ces noms, c’est un nombre infini d’amateurs, de fans, de lecteurs qui s’éveille.
L’apparition d’un de leurs nouveaux romans dans les librairies est un événement littéraire.
Ce sont deux mastodontes, must-readontes.
La parution de leurs romans est incontournable.

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Bonne heure littéraire : 10h15

À lire à l’heure

« — Je peux en boire une gorgée ?
— Une seule alors. Tu en as bu deux tout à l’heure.
Je ne peux pas te laisser te saouler à dix heures du matin.
— Dix heures et quart, précisa-t-il et il sourit timidement au-dessus de la canette.
Je lui souris en retour – non que sa plaisanterie fût particulièrement drôle, voyez-vous, mais Billy en fait si rarement – puis je lus le message. »

Brume de Stephen King

Bonne heure littéraire : 23h15

À lire à l’heure

9782709646048-T« Il évitait, par prudence, les endroits dont il n’était pas sûr. Il scruta la pendule à l’intérieur de son globe de verre. On l’avait mise sous ce globe pour protéger son mécanisme qui était entièrement à nu. Celui-ci se trouvait placé à l’intérieur d’un cercle de rails chromés et, juste au-dessous du cadran, il y avait un petit axe muni à chaque extrémité d’un engrenage. Les aiguilles de la pendule indiquaient onze heures et quart.

Bien que Danny ne sût pas lire les chiffres romains, il avait pu déduire, d’après la position des aiguilles, l’heure à laquelle la pendule s’était arrêtée. Sur le support recouvert de velours, il remarqua une petite clef en argent délicatement ouvragée et que le verre convexe du globe déformait légèrement.

Danny avança les mains, saisit le globe, le souleva et le déposa à côté. Il promena un instant sur le mécanisme son index qui glissait sur les roues lisses et s’accrochait sur les roues dentées. Puis il ramassa la clef d’argent qui, trop petite pour une main d’adulte, était exactement à la mesure de la sienne. Il la glissa dans le trou au milieu du cadran et elle s’enclencha avec un petit[…] »

Shining de Stephen King

Stephen King et sa peur du chiffre 13

13On peut être le King et avoir un talon d’Achille. C’est même courant. Qu’on soit le roi des Myrmidons ou l’auteur d’une myriade de succès de librairies. C’est même classique. La part d’humanité de la légende, du héros fait aussi son charme. Sous le casque, il y a un homme, un crâne, de la chair. Une fragilité.
Stephen King est triskaïdékaphobe.
τρεισκαίδεκα (treisdeka) et φόϐος (phobos) sont dans une trière grecque et King tombe à l’eau.
Non, le puissant, fameux, fantastique, glorieux Stephen King n’a pas peur de la langue grecque. Il a peur du chiffre 13. Il est en détresse devant des 13. Pour faire simple, il est treizophobe, quoi. Lire la suite « Stephen King et sa peur du chiffre 13 »

La bonne heure littéraire : 10h09

À lire à l’heure

002242714« Louis vérifia l’heure sur son bracelet-montre et en retrancha deux minutes. Une femme sanglotait bruyamment dans la salle où Masterton avait consigné les gens qui avaient transporté Pascow. Joyeuse rentrée des classes, ma petite dame, songea-t-il. J’espère que vous aurez bien du plaisir ce semestre.. « Mr Pascow est décédé à 10 heures 09« , annonça-t-il. »

Simetierre de Stephen King (1983)

Bonne heure littéraire : 22h30

À lire à l’heure

10445« 22 h 30. Johnny seul dans sa chambre ne pouvait pas dormir. Tout dansait dans sa tête. Les grands rebondissements de la vie politique américaine lui faisaient mesurer les bouleversements dont il n’avait pas pu être le témoin. L’essence avait augmenté. La guerre du Vietnam était finie. La vitesse des automobiles était limitée à 90 kilomètres à l’heure dans tout le pays. Nixon avait eu le temps de se rendre en Chine populaire juste avant son éviction. Si tout autre que son père lui avait rapporté de tels propos, Johnny aurait refusé de les écouter tant ils semblaient improbables. »

Dead zone de Stephen King