Okie, boomer ? No. Play it again, J.J. Cale !

J.J Cale (1938-2013), on le connaît pour des titres phares tels que « Cocaïne » et « After Midnight ». Chansons qu’il a écrites et que l’on attribue pourtant souvent à Eric Clapton.
Pas de rivalité entre les deux. Amitié et admiration unirent les deux hommes. C’est un fait que ce sont les reprises de Clapton qui popularisèrent Cale.

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Nebraska : l’album ET le livre (both Boss)

On peut lire une monographie sur un album de Springsteen pour plein de raisons. L’œuvre est large et les fenêtres sont grandes.
Pour ma part Springsteen tourne souvent sur ma platine (ou mon plat itunes) parce que j’aime l’œuvre de cet artiste. Cet artiste ou ce songwriter ou The Boss.

Cette monographie de Michaël Bourgatte (sortie aux éditions Densité, septembre 2022) porte sur l’album Nebraska (1982).

Cet album du Boss est particulier. Bien plus folk que rock. Folk et craft, c’est de l’artisanal. Enregistré avec un TEAC Tascam 144, en une nuit. Des chansons qui auraient parfois mérité d’être réenregistrées, mais la sincérité est à ce prix : ici, une voix qui sature un peu, là, une chaise qui craque.

L’album fait 40 minutes et 50 secondes. 40 et 50, une addition que l’on retrouve – et peut-être pas par hasard – dans la pagination de l’ouvrage : 90 pages.

Le livre s’ouvre sur une citation de la chanson «  Atlantic City » bien sentie. « Everything dies, that’s a fact, but maybe everything that dies someday come back. »
C’est le come-back de l’album par le biais de ce livre.

La pochette de l’album est une ligne de fuite dans le Midwest, le nez braqué sur l’horizon, direction Nebraska. La pochette du livre marie les sillons d’un disque à un code-barres dissimulé habilement par un graphiste.

C’est à l’automne 82 que l’album est enregistré. Le livre sort donc pour ses 40 ans.
Au début des années 80, même si Springsteen est connu (Born to run, entre autres, est passé par là), la sortie de l’album est confidentielle. Sortie discrète, accents folks et âpreté acoustique, cela en fait un album parfait pour ceux qui, à tort, trouveraient le Boss trop rock et tapageur. One Two Three Four !

Pour tous, ce livre est un hommage rendu à un auteur. Hommage rendu à la résonance sociale de ses textes, à ces rêves brisés, à ces vies fêlées qui laissent passer une lumière dont Springsteen fait de mémorables chansons. Hommage rendu à des souvenirs d’enfance (ou présentés comme tels, fantasmés), à des visions métaphoriques du monde. On y découvre aussi un protagoniste particulier des chansons du Boss : la voiture, quatre roues matrice de plusieurs titres.

À deux reprises dans l’album, Springsteen fait dire à des personnages qu’ils ont des dettes que des hommes honnêtes ne peuvent rembourser (le rêve américain les a piégés). Acheter ce livre, ce n’est pas s’endetter (en tout cas moins qu’en achetant une place pour ses prochains concerts…hum), c’est rembourser un peu du labeur entrepris par le Boss pour nous décortiquer ce trompeur rêve américain. Dream-catcher et Guitar Hero à la fois (pas « en même temps », manquerait plus que ça ! Non, les deux, Both !).

Un livre documenté, instructif et très plaisant à lire. La proportion entre analyse des textes et analyse musicologique est harmonieuse. On relève beaucoup de prolongements avec le cinéma tant cet art nourrit l’imaginaire du Boss et vice-versa.

[Des goûts et des couleurs, on ne discute pas. Je trouve pour ma part que l’albumThe Ghost of Tom Joad est un album aussi réussi que Nebraska. Si c’est un album mineur, c’est mineur de fond en compagnie de Woody Guthrie et John Steinbeck.]

Dans un album, on a toujours une petite préférence. « State Trooper » est ma chanson préférée. Une chanson qualifiée d’objet bizarre par l’auteur. Ça me plaît bien.

Nebraska, monographie de Michaël Bourgatte. https://www.editionsdensite.fr/bruce-springsteen.html

Si vous lisez ce blog régulièrement, vous connaissez mon tropisme springsteenien. Voilà pourquoi j’ai acheté et lu ce livre, dont je ne connais pas personnellement l’auteur mais qui parait dans une collection (Discogonie chez Densité) pour laquelle je sors un livre d’ici quelques mois.

14/25 Les homonymes et la plateforme musicale

Ce qu’il y a de bien avec les calendriers de l’Avent, c’est leur retour annuel (l’équivalent de 2020 est ici).

Cherchant l’un, on trouve l’autre. Et si on s’interrogeait sur des mots qui se ressemblent  ? Le Net est un grand pourvoyeur de confusions. Homonymes, homophones. Avec Internet, il faut être prudent. Une sérendipité réfléchie nous donnera davantage de distinction pour briller en société.

Quand on écoute de la musique en ligne, on peut être gêné par les homonymes. Groupes, chanteuses, chanteurs qui portent le même nom de scène.
La plateforme de streaming absorbe les reliefs. Le nom n’est plus qu’un nom. Et tout est rangé au même endroit, à la même lettre. Peu importe que l’un soit rappeur, l’autre un groupe de rock californien.

On veut écouter l’un, on entend l’autre.

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Calendrier de l’Avent : 2/25 Oasis et Oasis

Ce qu’il y a de bien avec les calendriers de l’Avent, c’est leur retour annuel (l’équivalent de 2020 est ici).

Cherchant l’un, on trouve l’autre. Et si on s’interrogeait sur des mots qui se ressemblent  ? Le Net est un grand pourvoyeur de confusions. Homonymes, homophones. Avec Internet, il faut être prudent. Une sérendipité réfléchie nous donnera davantage de distinction pour briller en société.

Oasis et Oasis

Oasis, ce n’est pas qu’une « zone fertile dans une étendue de terrains arides » (Merci, Larousse). Ou plutôt, ça peut l’être, mais autrement.

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