Zatopek, un homme qui préfèrerait mieux pas

41xO9JJ4OIL._SY445_QL70_Zatopek chez Echenoz. De Z à Z. Le coureur dont il s’agit est un homme souriant et modeste qui préfèrerait mieux pas. C’est Bartleby et la solitude du coureur de fond. Zatopek. Ce nom n’est pas couché dans le livre de bonne heure. L’occurrence est tardive et le temps pour Emile n’est jamais perdu. Lire la suite « Zatopek, un homme qui préfèrerait mieux pas »

Un écrivain de plein air

41As39ue4EL._SX307_BO1,204,203,200_Il a découvert un auteur américain qui a hérité de la formule d’ « écrivain de plein air ». Il n’a rien contre. Il aime bien le Natural writing et l’Americana. Mais la formule sent son écrivain à gazon, son auteur à extérieur, à chaise de jardin. La plume au vent et l’air frais.

Cet auteur, c’est Peter Heller. Lire la suite « Un écrivain de plein air »

-Vous ne lisez pas Stephen King? -Seulement quand c’est obligatoire.

CellulaireEn lisant un roman de Ken Bruen, il est tombé sur cette réplique savoureuse :

– Vous ne lisez pas Stephen King ?

– Seulement quand c’est obligatoire.

En Effeuillant Baudelaire de Ken Bruen

 

Peu de temps après cette lecture, il a regardé le film Cell de Todd Williams (2016). Un film d’horreur inspiré d’un roman de Stephen King. Moment de détente, espérait-il. Il ne l’a pas aimé, l’a trouvé très confus. Il a pensé alors à la réplique de Ken Bruen et s’est senti obligé de lire du Stephen King : le roman ayant inspiré le film. Lire la suite « -Vous ne lisez pas Stephen King? -Seulement quand c’est obligatoire. »

Plop, une onomatopée littéraire pour dire le bruit que fait une baffe dans la gueule

Plop, c’est de la dystopie argentine.

Dans ce monde, les années se comptent en solstices. La présentation du livre se devait donc d’être faite un 21 juin.
[C’est un roman sans date, sans heure. Peu adapté à mes collections d’éphémérides ou à mon « bonne heure » littéraire.]

La présentation d’un auteur argentin est souvent précédée d’une référence à Jorge Luis Borges. Ici, que nenni. Il n’y a que le nom de l’auteur : Rafael Pinedo (1954-2006). Il est libre de cette influence.

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Bonne heure littéraire : 15h45

À lire à l’heure

CVT_La-faille-souterraine-et-autres-enquetes_6671« Il se leva. Quinze heures quarante-cinq au réveille-matin. Il avait dormi plus de deux heures. Il s’attabla dans la cuisine et dressa une liste de courses ; Mona avait promis de rapporter à boire de Copenhague. Il glissa le papier dans sa poche, prit sa veste et referma la porte derrière lui.
Sur le palier, il se figea. La porte de son voisin était entrebâillée. Plutôt surprenant dans la mesure où le voisin était un type très farouche, qui avait fait installer une deuxième serrure pas plus tard qu’au mois de mai. Wallander faillit passer son chemin. Puis il décida de frapper, à tout hasard. »

La Faille souterraine d’Henning Mankell

Bonne heure littéraire : 03h30

A lire à l’heure

« Sur la façade de l’immeuble, une fenêtre ou deux étaient éclairées. Mallory leva un bras et consulta la montre bombée qu’il portait au poignet. Les aiguilles faiblement lumineuses annonçaient trois heures et demie. Dans la voiture, il se retourna et dit :
— Donnez-moi une dizaine de minutes. Puis montez. Je vais m’occuper des portes. »

Les maîtres chanteurs ne tirent pas de Raymond Chandler

Tour du monde en romans : le sommaire

tour-du-monde-en-romans-50-romans-francais-et-internationaux-incontournables2xSommaire consultable de ce Tour du monde en romans

Ce livre réunit cinquante romans comme autant d’invitations à voyager à travers le monde. Les fiches présentant ces livres vous feront voyager sur tous les continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe, Océanie) avec une prédilection marquée pour l’Europe, la littérature française et francophone.

Disponible en librairie, sur place ou en commande.

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Le chien de Steinbeck

Il s’appelait Charley. C’était un caniche royal. Il a traversé les États-Unis avec son John de maître, le road trip au ventre, plus de 10 000 km.
De quoi donner des lettres de noblesse à un chien que le mot caniche cantonne à un animal frisé et pas bien malin.
Celui-là était royal.

« C’est le seul chien que j’aie jamais connu capable de prononcer la consonne f. « Ftt » indique en général qu’il aimerait saluer un arbre ou un buisson. » Lire la suite « Le chien de Steinbeck »

« Winston se réveilla avec sur les lèvres le mot Shakespeare »

unnamed« Winston se réveilla avec sur les lèvres le mot Shakespeare » (1984, Orwell)

Je n’ai pas lu tout Shakespeare. Je m’essoufle, j’expire et je tire la langue de Shakespeare. Pourtant, c’est une somme digne de ma table de chevet. Un pavé plein de bonnes intentions. De quoi ne pas de-lire pendant un bail avec Bill. Flaubert approuverait.

Toujours pas lu tout Shakespeare ? Et mes essais devant cette montagne ? Trop minces. De quoi se glisser, honteux, dans un trou de sorry. Sorry, Hamlet…

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