Le chien de Steinbeck

Il s’appelait Charley. C’était un caniche royal. Il a traversé les États-Unis avec son John de maître, le road trip au ventre, plus de 10 000 km.
De quoi donner des lettres de noblesse à un chien que le mot caniche cantonne à un animal frisé et pas bien malin.
Celui-là était royal.

« C’est le seul chien que j’aie jamais connu capable de prononcer la consonne f. « Ftt » indique en général qu’il aimerait saluer un arbre ou un buisson. » Lire la suite « Le chien de Steinbeck »

A lire un 12 février

Éphémérides. Quand le calendrier se fait littéraire.

8932_487640« Faye ne reprit jamais le dessus. Il lui arrivait de se sentir mieux mais c’était pour retomber plus bas. Elle eut une mauvaise journée le 3 décembre et elle eut plus de mal que d’habitude à surmonter la crise. Le 12 février, une hémorragie se déclara et le pouls s’affaiblit. Le docteur Wilde l’ausculta longuement à l’aide du stéthoscope.
Kate avait les yeux hors de tête et elle avait terriblement maigri. Les filles essayèrent de l’attirer hors de la chambre de Faye, mais Kate refusa.

« Dieu sait quand elle a dormi la dernière fois. Si Faye venait à mourir, Kate ne s’en remettrait pas, dit Grâce.

– Elle est sur le point de perdre la raison », surenchérit Ethel.

Le docteur Wilde conduisit Kate jusqu’au salon et posa sa trousse sur une chaise.

«  Autant vous le dire, son cœur ne tient plus. Elle est complètement brisée. C’est le botulisme. C’est plus dangereux qu’un serpent à sonnettes. (Il détourna le regard.) J’ai cru bon de vous prévenir pour que vous soyez préparée. (Il posa sa main sur l’épaule amaigrie de Kate.) Je connais peu de gens qui aient votre loyauté. Donnez-lui un peu de lait chaud si elle peut le garder.  »

À l’est d’Eden de John Steinbeck (1952)

A lire un 10 septembre

Éphémérides. Quand le calendrier se fait littéraire.

couv30132208(Lettre du 10 septembre1938 de Steinbeck)

« […] au sujet du titre – Pat a télégraphié pour dire qu’il l’aimait. Et je suis content parce que je l’aime tous les jours un peu plus. Je crois que c’est le meilleur titre de Carol jusqu’à présent. Je l’aime parce que c’est une marche militaire et que le livre est une sorte de marche militaire – parce que c’est notre propre tradition révolutionnaire… »

[Le titre ? Les Raisins de la colère.]

Jours de travail: Les journaux des Raisins de la colère, 2019

 

A propos de Steinbeck : Le chien de Steinbeck et Gilet John

A lire un 5 juillet

Éphémérides. Quand le calendrier se fait littéraire.

41n3TYcFsfL._SX195_«J’ai pris trois jours de repos sur les quatre. De retour au travail aujourd’hui. Je n’ai fait qu’effleurer la surface jusqu’à présent. Carol pense que c’est très bon…J’en ai marre de tenir un stylo. J’ai fait 2 200 mots aujourd’hui » (5 juillet 1938).

Jours de travail, les journaux des Raisins de la colère, John Steinbeck (2019)

Gilet John (Steinbeck)

m_592ec9ed134af6.27161895Alors qu’il lit L’hiver de notre mécontentement de Thomas B. Reverdy, il se lance, en parallèle, dans le presque binge-watching de la série Aux animaux la guerre. Une œuvre télévisuelle adaptée d’un roman du dernier prix Goncourt Nicolas Mathieu, dont il recueille, par épisodes successifs, la vision boulimique. Lire la suite « Gilet John (Steinbeck) »

Search results will appear BELLOW

1451617029921Si on cherche un écrivain américain qui parle de Chicago, Search results will appear BELLOW. Saul Bellow (1915-2005).

Même s’il est né à Québec, sa ville, c’est Chicago. Une Ville, une Œuvre. Comme le californien Steinbeck parlait de Salinas, Saul Bellow parlait de Chicago. « Un homme sans ville est soit une brute, soit un Dieu » écrivit-il.

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