A lire un 20 juillet

Éphémérides. Quand le calendrier se fait littéraire.

[Incipit]

Le 20 juillet 1988, quand était arrivée la lettre de Sandrine Cazes alors en vacances à Juan-les-Pins et que j’avais rencontrée une semaine auparavant dans un bal de village, je l’avais saisie d’une main tremblante (en réalité, elle était d’abord passée par les mains de ma mère, c’est elle qui allait au courrier, C’est pour toi, avait-elle déclaré d’un ton solennel, suscitant chez moi un sentiment mêlé de honte et d’excitation), je m’étais réfugié dans ma chambre pour l’ouvrir en toute tranquillité et j’avais découvert une carte postale d’une vue de Juan-les-Pins accompagnée d’une longue lettre d’une écriture tout en rondeur, à l’encre bleue sur du papier parfumé. »

Broadway de Fabrice Caro.

2 commentaires sur “A lire un 20 juillet

  1. Bonjour,

    Là, c’était une missive , du 20 juillet , d’ HENRY IV à Monsieur de Meslon , en 1583 :

    Orig. autographe. — Arch. de M. le comte H. C. de Meslon. Envoi de M. le secrétaire général du département de la Gironde.

    À MONSR DE MESLON.

    Monsr de Meslon, Je me suis acheminé en ce lieu pour adviser sy je pourrois ramener le Casse à son debvoir ; mais je le ay treuvé si obstiné et plein de mauvais voulloir, qu’il n’a voulleu nullement obeïr à aulcun advis que je luy ay donné pour son profit ; et sa rebellion est cause que le Roy mon seigneur a commandé à mon cousin le mareschal Matignon de lever une armée et mener le canon pour le forcer. Et prévoyant combien cela nous est suspect et dangereulx pour toutes les Eglises, j’ay deliberé d’arrester ceste eslevée d’armée et assembler le plus que je pourray de ceulx de la Religion, esperant que le dit Casse par ce moyen se remettra plus librement, et aussy que l’on ostera tous les moyens à ceulx qui auroient envie de nous nuyre, sur ce pretexte de ne le faire poinct. Par ainsin je vous prie de le faire entendre à toutes les Eglises de vos quartiers, et de tenir le plus d’hommes prests que pourrez pour me venir treuver lorsque je vous manderay. Et d’aultant que je suis adverty que Minyac pourroit esmouvoir aulcuns de ce pays-là, asseurez tout le monde qu’il n’y agit aulcune querelle particuliere, ny du general ; et ayez l’œil à tout ce qui se passera, pour m’en advertir. Manderez aussy aulx capitaines de Monsegur de tenir leurs compagnies prestes. Qui est l’endroit où je prie Dieu, Monsr de Meslon, vous tenir en sa garde. De Castet, ce vendredy.
    Vostre bon amy,

    HENRY.
    Source : https://fr.m.wikisource.org/wiki/Recueil_des_lettres_missives_de_Henri_IV/1583/20_juillet_%E2%80%95_%C3%80_monsieur_de_Meslon

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