L’incipître ne fait pas rire tout le monde

512iKjG430L._SX210_L’incipître, ça ne fait pas rire tout le monde.

Sans le latin, sans le latin, l’incipit nous emmerde ?

Les incipit bien rangés en un mortel rang d’oignons, pouah !

« J’en étais à « Appelez-moi Ismaël » quand la soif commença à me brûler la gorge.»

Superbe !

Le lecteur qui ne sait pas que Moby Dick d’Herman Melville a débuté comme ça, sur cette formule impérative, ne voyagera qu’au bout de l’ennui. Ouais. Eh ben ? Quoi ?

Jouer avec les incipit n’est pas du temps perdu.

Ce clin d’œil littéraire figure dans  Et ne cherche pas à savoir de Marc Behm (1993). Un comble. Là, chercher à savoir profite. Surtout si l’auteur a pris soin d’aiguiser sa pointe à pître.

– Elle en était à « Appelez-moi Ismaël » ? Et alors ? Je ne vois pas pourquoi vous rigolez comme une baleine.

Moby Dick cristallise les perles.

Il y a un art de l’incipître dont les lecteurs raffolent.

Plus on est d’Happy few, plus on rit.

Et dans Et ne cherche pas à savoir, quel est l’incipit ?

« À l’aéroport, j’achetai Moby Dick et une bouteille de scotch. »

L’achat de L’Île au trésor aurait-il été assorti Yo – ho – ho ! d’une bouteille de rhum ?

2 commentaires sur “L’incipître ne fait pas rire tout le monde

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s