L’engoulevent est un oiseau moqueur

On le connait de nom pour le croiser régulièrement dans les pages de nos amis américains, ces figures du Nature Writing. Il fait partie du paysage mental de ces auteurs qui vivent de leurs plumes.

Oiseau discret de nos campagnes (pas toutes), il est réputé pour son camouflage. Caméléon engoulevent.
L’hiver il réside en Afrique, au sud du Sahara. C’est au printemps qu’il arrive chez nous. Et c’est au crépuscule qu’il se manifeste.
Le soir, lorsque les pages se tournent sur la journée et au fil d’un livre qu’on ne lâche pas, du Nature Writing ou pas.

Le bec ouvert, il happe les insectes qui font son repas. Adroit dans les airs, Capitaine Engoulevent dirait Rabelais. Son chant le fait passer pour un drôle d’oiseau.

Ami(e), entends-tu le vol, dans le noir, des engoulevents ?

On le prend pour un batracien. Chant qui clapote comme celui d’un crapaud.
On prend son chant pour l’œuvre d’un synthétiseur, manipulé par quelque DJ expert en musique électronique.

Un cri électrique et obsédant perce les ténèbres. Une voix de crécelle (pas un faucon, un vrai engoulevent). On peut y voir un cri sinistre, indéfinissable qui déchire la nuit.
Et on reprend son livre, avec fièvre et hâte de savoir ce qu’il va arriver, dans une ambiance bizarre au goût d’engoulevent.

2 commentaires sur “L’engoulevent est un oiseau moqueur

  1. Bonjour 🙂

    < Le soir, lorsque les pages se tournent sur la journée et au fil d’un livre qu’on ne lâche pas, du Nature Writing ou pas …

    Entre deux sommes, il y tient ?

    Bon dimanche, amicales salutations !!

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  2. Quant aux ‘ Rimes riches à l’œil ‘, … c’est en poème d’Alphonse ALLAIS (1854- 1905) :

    L’Homme insulté qui se retient
    Est à coup sûr , doux et patient.
    Par contre, L’Homme a l’humeur aigre
    Gifle celui qui le dénigre.
    Moi, je n’agis qu’à bon escient.
    Mais gare aux fâcheux qui me scient !
    Qu’ils soient de Château – l’ Abbaye
    Ou nés à Saint Germain en Laye.
    Je les rejoins d’où qu’ils émanent,
    Car mon courroux est permanent.
    Ces gens qui se croient des Shakespeare
    Ou rois des îles Baléares !
    Qui, tels des condors, se soulèvent.
    Mieux vaut le moindre engoulevant .
    Par le diable, sans être un aigle,
    Je vois clair et ne suis pas bigle.
    Fi des idiots qui babutient !
    Gloire au savant qui m’entretient !

    … Finalement … gare, gare, gare aux somnolences …

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