Bonne heure littéraire : 18h57

A lire à l’heure

« À travers les feuilles, la lumière crue du soleil me poignardait toujours droit dans les yeux, mille tessons de bouteille qui rayaient mon pare-brise. Ma chemise me faisait l’effet d’être une serpillière trempée d’eau croupissante. J’ai soulevé mon bras gauche avec un effort qui m’a paru disproportionné. Le cercle de mon bracelet-montre m’a envoyé dans les yeux un éclair douloureux. J’ai cligné des paupières avant de pouvoir lire l’heure. 18 h 57. »

Incendie d’août de Jean-Pierre Andrevon

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