Bonne heure littéraire : 11h47

À lire à l’heure

premier extrait :

« – Onze heures quarante-sept. Votre machine sera prête demain à onze heures quarante-sept précises. Ne soyez pas en retard. »

deuxième extrait :

« Au troisième top, il sera exactement onze heu-res qua-ran-te-sept mi-nutes et zé-ro se-conde. »

Guide de survie pour le voyageur du temps amateur de Charles Yu

2 commentaires sur “Bonne heure littéraire : 11h47

  1. CHAPITRE XXIII. L’éclipse du 18 juillet 1860. De Jules Verne (1828 – 1905)

    ‘(…) Le lendemain, 18 juillet, c’était enfin le grand jour. L’éclipse totale devait durer, d’après les calculs des éphémérides, quatre minutes trente-sept secondes, c’est-à-dire de onze heures quarante-trois minutes et quinze secondes à ★ onze heures quarante-sept minutes et cinquante-sept secondes du matin.

    (…)

    « Mais qu’y a-t-il ? demanda Jasper Hobson.

    — Il y a ! s’écria l’astronome, il y a que l’éclipse n’a pas été complète, qu’elle n’a pas été totale pour cet endroit du globe ! Vous m’entendez ! pas to-ta-le !!

    — Alors, vos éphémérides sont fausses !

    — Fausses ! allons donc ! Dites cela à d’autres, monsieur le lieutenant !

    — Mais alors… s’écria Jasper Hobson, dont la physionomie se modifia subitement.

    — Alors, répondit Thomas Black, nous ne sommes pas sous le soixante-dixième parallèle !

    — Par exemple ! s’écria Mrs. Paulina Barnett.

    — Nous le saurons bien ! dit l’astronome, dont les yeux respiraient à la fois la colère et le désappointement. Dans quelques minutes, le soleil va passer au méridien… Mon sextant, vite ! vite ! »

    Un des soldats courut à la maison et en rapporta l’instrument demandé.

    Thomas Black visa l’astre du jour, le laissa passer au méridien, puis abaissant son sextant, et chiffrant rapidement quelques calculs sur son carnet :

    « Comment était situé le cap Bathurst, demanda-t-il, quand, il y a un an, à notre arrivée, nous l’avons relevé en latitude ?

    — Il était par soixante-dix degrés quarante-quatre minutes et trente-sept secondes ! répondit le lieutenant Hobson.

    — Eh bien, monsieur, il est maintenant par soixante-treize degrés sept minutes et vingt secondes ! Vous voyez bien que nous ne sommes pas sous le soixante-dixième parallèle !…

    — Ou plutôt que nous n’y sommes plus ! » murmura Jasper Hobson.

    Une révélation soudaine s’était faite dans son esprit ! ★ Tous les phénomènes, inexpliqués jusqu’ici, s’expliquaient ★ alors !…

    Le territoire du cap Bathurst, depuis l’arrivée du lieutenant Hobson, avait « dérivé » de trois degrés dans le nord !’

    Source: https://fr.m.wikisource.org/wiki/Le_Pays_des_fourrures/Partie_1/Chapitre_23

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s