Série 18h30 : Prendre le bus comme on prend le pouls de deux personnages

Son goût récent pour le 18h30 (ici, ici ou ) lui vient d’une mini-série découverte sur Arte.

Comment une série intitulée 18h30 pouvait-elle lui échapper ?

C’est une histoire de trajet entre le boulot et le bus. Les personnages, collègues de travail, se nomment Eric (ancien dans la boîte) et Mélissa (la nouvelle arrivée). Une histoire de trajet et de trajectoire du cœur, de l’amitié et de l’amour. Sur fond de bureau, de cdd et d’ultra moderne vie sentimentale compliquée.

Cette série nous propose d’aller prendre le bus comme on prend le pouls d’un homme et d’une femme. Un duo un peu solitaire. Un petit chemin qui chemine. Le temps de 4, 5 minutes par épisode, le temps d’un plan séquence.

On ne voit jamais le bus mais on regarde les personnages évoluer. On est témoins de leurs élans du cœur, de leurs transports privés.

Tous les soirs pour prendre le bus, les deux personnages traversent une galerie impersonnelle et bétonnée aux airs de labyrinthe. Puis ces artères borgnes se débouchent le temps d’une place. Ce trajet s’impose au sortir d’un immeuble de bureaux dont on imagine l’open-space d’opérette.

L’entreprise s’endort et la sensibilité humaine se réveille. Complicité. Fâcheries. Quiproquo. Non-dits. Tout y est et le scénario est bien outillé pour jouer avec la curiosité du spectateur tout le long de ces courtes saisons du cœur.

La relation de travail devient relation tout court.

Deux personnages qui s’évitent, qui se cherchent, qui se fuient. Une série qui marche grâce aux sentiments d’Eric et Mélissa. Et tous deux au même arrêt. Il s’est même marré. (voir la scène avec le coach sentimental d’Eric)

Ce n’est pas un récit de voyage, ou ce que l’on appelait autrefois une relation de voyage. Un petit itinéraire. Un petit format (23 épisodes et au total environ deux heures).

C’est une inédite et originale relation de trajet avec une relation de bureau (et plus si affinités).

La série lui a bien parlé, à lui qui a longtemps pris un bus à 18h54, après avoir traversé le même genre de galerie, seul ou accompagné.

https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019888/18h30/

Série de Maxime Chamoux et Sylvain Gouverneur

Avec Pauline Etienne et Nicolas Grandhomme

4 commentaires sur “Série 18h30 : Prendre le bus comme on prend le pouls de deux personnages

  1. Il est aujourd’hui même, bien triste, de savoir que Juliette GRECO est partie, et s’est éteinte, mercredi 23 septembre à l’âge de 93 ans. R.I.P .
    En 1971, elle a chanté en concert , une chanson , extraite de l’album, ‘J’arrive’ : pour des mots un peu moins connus de Serge GAINSBOURG ( 1928-1991) ,

    « Un peu moins que tout à l’heure ».
    Les arrangements , sont de Jean-Claude VANNIER

    « On s’est croisé en chemin de fer
    Je déraillais ne sachant que faire
    En broyant du noir dans le tender
    Quand je te vis et ce fut l’enfer
    Un peu moins que tout a l’heure … (…) »

    Ce n’est pas d’un bus, … mais ça aurait pu …

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