« Je me célèbre moi-même, me chante moi-même » (Walt Whitman)

Walt_Whitman_-_Brady-Handy_restored-711e6c9a334c4cf09fd3ebc82831c6b7Feuilles d’herbe (Leaves of Grass) est un recueil de poèmes célèbres d’un auteur tout aussi célèbre : Walt Whitman (1819-1892).
Walt Whitman, presque l’homme d’un seul livre.
Un seul homme aux visages multiples.
Bob Dylan, à l’occasion de la sortie de son dernier album, cite Whitman : « Je suis un homme de contradictions / Un homme de multiples états d’esprit / Je contiens des multitudes ». Une citation de l’auteur entre autres de Song of Myself (Chant de moi-même) et puis d’O Captain ! My Captain !, familier aux oreilles de ceux qui ont vu et aimé le film Le Cercle des poètes disparus de Peter Weir.

Walt Whitman passe pour le père de la poésie américaine. Le Virgile, le Dante des USA. Un Walt, un oncle barbu bien avant l’oncle Disney, aux desseins animés d’intentions socialistes.

Lorsque son livre, Feuilles d’herbes, parait en 1855, il y a la nécessité, commerciale, que le livre soit recensé.

Ni blurbs (ils n’existent pas !) ni recensions amies.

L’auteur s’écrivit lui même des critiques élogieuses.

Pas moins de trois.

Et pourquoi pas ?
Rien d’étonnant quand on sait que Whitman était un autodidacte qui avait quitté l’école à 11 ans et qui écrivait dans les premiers vers de son recueil intitulé Feuilles d’herbe :
« Je me célèbre moi-même, me chante moi-même,
Toi tu assumeras tout ce que j’assumerai,
Car les atomes qui sont les miens ne t’appartiennent pas moins. »

Des vers comme une profession de foi.

Pour assumer, il faut se remettre en question. C’est ce que fit le poète qui fit republier plusieurs fois son recueil. Si le recueil contenait douze poèmes au début, il en comptera, pour finir, plus de quatre-cents. De 1855 à 1891.

Un barde qui appartient à la grande tradition des gueules d’écrivains. Il y eut ce grizzly d’Harrison, Alan Moore c’est pas mal non plus

2 commentaires sur “« Je me célèbre moi-même, me chante moi-même » (Walt Whitman)

  1. Mercis pour cet article. 🙂 Particulièrement en nos temps si compliqués, je trouve la poésie de cet immense Monsieur, véritablement salutaire.

    Cependant, voici une petite réflexion :

    < Walt Whitman, presque l’homme d’un seul livre … Oui … sauf que … aux 3 points de l’entendement :

    « Au sortir de la guerre, j’ai fait un livre … », c’est à lire ici :

    ‘Ne fermez pas vos portes’
    Ne fermez pas vos portes, orgueilleuses bibliothèques,
    Car ce qui manquait sur vos rayons bien remplis, mais dont on
    a bien besoin, Je l’apporte,
    Au sortir de la guerre, j’ai fait un livre
    Les mots de mon livre, rien; son âme, tout;
    Un livre isolé, sans attache, avec les autres, point senti avec l’entendement.
    Mais à chaque page, vous allez tressaillir de choses qu’on n’a pas dites.

    Walt Whitman (1819-1892) , Feuilles d’herbes …

    J’aime

  2. Bon … de l’entendement donc, ou , ou … ou … du mâchonnement , … à tressaillir de choses pas encore dites !!!

    … Mais ça, c’est d’un autre chapitre …

    < Et pourquoi pas ?

    J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s