Bonne heure littéraire : 7h53

À lire à l’heure

none_7111fed8544a064885ba52b6d1ffe90f_7111fed« Je tourne la clé dans la serrure, ouvre la porte et scrute les ténèbres.

Une petite loupiote verte et les chiffres minuscules de 7 : 53 brillent tout au fond. Je possède exactement le même réveil. »

Un week-end dans le Michigan de Richard Ford (1990)

Un commentaire sur “Bonne heure littéraire : 7h53

  1. ‘Les Heures de l’Inspiration’
    par Friedrich Gottlieb Klopstock (1724-1803)

    Je vous salue, heures silencieuses, que l’étoile du soir balance autour de mon front pour l’inspirer ! Oh ! ne fuyez point sans me bénir, sans me laisser quelques pensées divines !
    À la porte du ciel, un esprit a parlé ainsi : « Hâtez-vous, heures saintes, qui dépassez si rarement les portes dorées des cieux, allez vers ce jeune homme,
    » Qui chante à ses frères le Messie ; protégez-le de l’ombre bienfaisante de vos ailes, afin que solitaire il rêve l’éternité.
    » L’œuvre que vous lui allez inspirer traversera tous les âges : les hommes de tous les siècles l’entendront ; il élèvera leurs cœurs jusqu’à Dieu et leur apprendra la vertu. »
    Il dit : le retentissement de la voix de l’esprit a comme ébranlé tous mes os, et je me suis levé, comme si Dieu passait dans le tonnerre au-dessus de ma tête, et j’ai été saisi de surprise et de joie !
    Que de ce lieu n’approche nul profane, nul chrétien même s’il ne sent pas en lui le souffle prophétique ! Loin de moi, enfants de la poussière :
    Pensées couronnées qui trompez mille fous sans couronne, loin de moi : faites place à la vertu, noble, divine, à la meilleure amie des mortels !
    Heures saintes, enveloppez des ombres de la nuit ma demeure silencieuse ; qu’elle soit impénétrable pour tous les hommes ; et si mes amis les plus chers s’en approchaient, faites-leur signe doucement de s’éloigner.
    Seulement, si Schmied, le favori des muses de Sion, vient pour me voir, qu’il entre… Mais, ô Schmied, ne m’entretiens que du jugement dernier, ou de ton auguste sœur. Elle est digne de nous comprendre et de nous juger : que tout ce qui dans nos chants n’a pas ému son cœur ne soit plus… que ce qui l’a ému vive éternel !

    Cela seul est digne d’attendrir les cœurs des chrétiens, de fixer l’attention des anges qui viennent parfois visiter la terre.

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