A lire un 16 novembre

Éphémérides. Quand le calendrier se fait littéraire.

41lcP7LKrHL« Ainsi c’est fait ! Calico Jack tire désormais la langue aux passants. La Mort est arrivée en courant. Jugé le 16, pendu le 17. « Au moins, il n’aura pas eu le temps de prendre froid. », songe Mary en serrant autour d’elle une couverture rongée par les rats.

Mary Tempête. Le destin d’une femme pirate d’Alain Surget (2013)

5 commentaires sur “A lire un 16 novembre

  1. < LE CIEL AU MOIS DE NOVEMBRE 1873

    Nos précédents bulletins donnent, sur les positions actuelles des planètes principales, des détails assez nets pour qu’on puisse, pendant le mois de novembre, suivre aisément leurs mouvements sur la voûte étoilée sans indications nouvelles. D’ailleurs, tout l’intérêt astronomique du mois, en dehors des observations régulières, va se concentrer sur le phénomène que présente le passage de la terre dans le voisinage de l’essaim météorique des Léonides, vers le 13 ou le 14. On se rappelle que, l’an dernier, les circonstances se sont trouvées si défavorables que presque partout les observations ont été impossibles : temps pluvieux et généralement couvert, et là où il y a eu quelque éclaircie, proximité de la pleine lune. Cependant, dans une ville d’Italie, à Montera (Basilicate), le phénomène fut observé, et le nombre des étoiles filantes qui se montrèrent entre 3 heures et 6 heures du matin, le 14 novembre, fut assez considérable pour qu’on n’ait pu douter du retour périodique de l’essaim des Léonides à la date ordinaire. Cette année, la pleine lune aura lieu le 4 novembre ; du 12 au 15, il n’y aura plus à redouter l’influence gênante de la lumière de la lune, qui sera dans sa dernière phase, et sera d’ailleurs couchée, quelques minutes après 2 heures du matin. Il n’y a donc à désirer qu’une chose, c’est qu’à la date indiquée, le ciel soit assez beau pour que les nombreux observateurs du phénomène puissent en noter toutes les circonstances. Une des plus intéressantes est toujours la détermination du point de radiation, ou des points de radiation, si, comme il est possible et probable, le courant se divise à la longue en des courants partiels distincts. (…)

    Amédée Henri Guillemin (1860-1941)

    Source: https://fr.m.wikisource.org/wiki/Le_Ciel_au_mois_de_novembre_1873

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  2. { À SA SŒUR CAROLINE
     
    [Paris, 16 novembre 1842.]
     
    Quand j’ai fini ma journée et avant de me coucher, je vous donne à tous pour la nuit une bonne et dernière pensée. C’est ce que je fais maintenant. Dors-tu bien à cette heure-ci, mon bon rat ? Il me semble que je te vois couchée dans ton petit lit, les rideaux fermés, le poêle brûlant, et toi ronflant avec ta bonne mine sous ton bonnet. Ta lettre de ce matin m’a fait plaisir ; il y a longtemps que je l’attendais. Quand tu étais couchée et malade, tu n’avais personne pr te lire, pr te faire des Lugarto, des Antony et des journalistes de Nevers. Dans trois semaines, tu me verras revenir app plus disposé que jamais à continuer tous mes rôles, car l’absence de mon public m’ennuie. Voici quelle est ma vie. Je me lève à 8 h. je vais au cours, je rentre et je déjeune d’une manière très frugale ; je travaille jusqu’à 5 h. du soir, heure à laquelle je vais dîner ; avant 6 h je suis de retour dans ma chambre, où je m’y divertis jusqu’à minuit ou une heure du matin – à peine si une fois par semaine je descends de l’autre côté de l’eau pr aller voir nos amis. J’ai trouvé tantôt la carte d’Henry Collier, Capitaine de vaisseau de Sa M. britannique qui probablement s’ennuyait de ne pas me voir et était venu avec Herbert leur me faire une visite. J’irai chez eux vendredi, et de là dîner avec Florimont. Henriette est toujours couchée et on lui apporte ses repas dans son lit, ou sur un canapé. on lui apporte ses repas ; elle ne se lève point. Le gros Vasse, qui n’est plus du tout gros, m’a invité pr jeudi : je n’aurai qu’à traverser le Luxembourg, à tâcher de m’empifrer, à sortir ensuite, allumer un cigarre, et me retasser dans mon chenil. éloge de moi-même par ma portière : Mr ne fait pas de bruit, Mr serait bon dans la chambre d’un malade –
    J’ai fait marché avec un gargottier du quartier pr qu’il me nourrisse. J’ai devant moi et payés 30 dîners si on peut appeler cela des dîners. Maman sera peut-être émerveillée de mon idée économique, elle n’est point gastronomique – mais commode et à bon marché. Je surpasse tous les amateurs du lieu en rapidité pr manger. J’y affecte un genre préoccupé, sombre et dégagé tout – à la fois, qui me fait beaucoup rire quand je suis tout seul dans la rue. Le maître est pr moi plein d’égards ; ma haute stature l’a prévenu en faveur de mon estomac Tu me demandes si j’ai un fauteuil : je n’ai pour sie sièges que 3 chaises et une manière de divan qui sert à peut servir à la fois de coffre, de lit, de bibliothèque et d’endroit pr mettre les souliers. Je crois aussi qu’on pourrait en faire une loge à chien ou une écurie pr un poney. C’est le lit que je destine à mes parents quand ils viendront me voir – Je m’apperçois que j’ai voulu dit une malhonnêteté en voulant dire quelque chose de spirituel et faire l’agréable.
    Dans toutes les comédies du monde, les fils inventent un tas de blagues pour carotter leur père afin d’en soutirer de l’argent. Je n’ai aucune blague à inventer, mais j’ai besoin d’argent (de l’argent, toujours de l’argent, ils n’ont que ce mot-là à la bouche). Il me reste la somme de 36 francs et quelques centimes. Tu feras observer que j’ai payé mes meubles et qu’il m’a fallu acheter encore une infinité de choses, telles que pelles pincettes, bois pr chauffer un homme comme moi, et que de plus je suis resté 8 jours à l’hôtel, etc. Je prie donc papa de me dire où je peux aller toucher du blunt. – Quand est-ce qu’il vient ? Pr moi, mon bon Carolo, dans autant de temps comme il y en a que nous nous sommes quittés nous ne serons pas bien loin de nous revoir. – Henriette a le plus gd désir de voir papa, elle a même envie de lui écrire, si elle ne l’a déjà fait, mais elle n’osait pas trop, je l’y ai beaucoup engagée. – J’espère que le mal de gorge est passé et qu’avant la fin de la semaine je recevrai un volume de 30 sols de port. Dis-moi ce que tu fais ce que tu lis ; la musique comment va-t-elle, et le père Dumée est-il enorgueilli ? réitère-lui mes félicitations. Si je n’étais pas si occupé je lui aurais envoyé un éloge par écrit. Biset vous fait-il toujours de longues visites, et Me Strœhlin vient-elle comme d’habitude travailler à la blague à une après le déjeuner ? mille amitiés à ces braves gens. J’écrirai bientôt à Pitchef. – I have not forgotten come miss Jane. I will bring you the next month, dont be anxius anxius, my dear girl, a little patience, la la a little patience.
    Adieu, mon bon rat – il est temps de se coucher – je t’embrasse sur les deux joues.
    Gve Flaubert
    J’ai acheté de belles enveloppes pr pouvoir remplir la quatrième page de mes lettres mais me voilà très embarrassé, car je ne sais comment plier celle-ci
    Maman a-t-elle toujours la migraine ? ses domestiques font-ils bien le service ? Embrasse-la bien pour moi – vite – tout de suite – voyons – un bon bec.

    J’avais mis ma lettre trop tard lundi elle n’a dû vous arriver que mercredi }

    Source: https://flaubert.univ-rouen.fr/jet/public/correspondance/trans.php?corpus=correspondance&id=9593&mot=novembre&action=M

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  3. Correspondance – Lettre du 16 novembre 1918 Lettre no 2 ( Olivar Asselin)

    Pâturage, près Mons, en Belgique, 16-11-18.

    Source: https://fr.m.wikisource.org/wiki/Correspondance_-_Lettre_du_16_novembre_1918_Lettre_no_2_(Asselin)

    Mon cher Pierre,
    Tu sais que nous sommes en route pour l’Allemagne. Les sales Boches ont tout volé dans les parties de la France qu’ils occupaient. L’autre jour, à Valenciennes, une gentille fillette de six ou sept ans me disait : « Moi, j’ai hâte de voir une vache. » xxxxxxx Elle n’a pas bu de lait de vache depuis quatre ans. Dans tout le nord de la France, il n’y a pas d’école depuis quatre ans, parce que les Boches occupaient les écoles qu’ils n’avaient pas détruites ; les enfants de six à dix ans ne savent pas lire.
    Aujourd’hui, pour la première fois depuis mon retour à la guerre, j’ai vu des vaches. Elles étaient attelées, tantôt seules, tantôt deux par deux, à des charrettes, des roulottes, qui portaient les bagages de malheureux évacués rentrant en France. Celles-là, l’Allemand les aurait bien emportées aussi, mais il a dû déposer les armes avant de compléter ses forfaits. Dans certains cas xxxxxxx un chien poussait par en-dessous, comme on leur apprend à faire en ce pays, et le veau suivait derrière, et dans la charrette un vieillard ou une vieille femme disparaissait presque sous des vieux matelas, des paquets, qui s’en revenait mourir en France. Des enfants, pendus à des cordes, aidaient à la vache et au chien.
    xxxxxxx J’ai vu aussi une ⁁autre chose très ⁁curieuse xxxxxxx. Les Allemands avaient fait sauter, aux joints xxxxxxx de tous les xxxxxxx ⁁deux rails, un petit chemin de fer xxxxxxx établi sur le côté côté de la route. En face d’une maison, les deux rails avaient été, par xxxxxxx un bout, projetés en l’air en même temps avec toutes leurs traverses, sans cependant se détacher à l’autre bout, et ils étaient retombés sur un toit, de sorte que, à cet endroit la voie ferrée apparaissait comme ceci :

    On aurait dit les Montagnes russes du Dominion Park.
    Je t’envoie des saluts.
    CTOU
    Papa qui t’aime.

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  4. 16
    « you’re whole again now
    its an obvious reflection
    can see it in my neck
    taking slow dancing lessons
    nervous laughter filled the voids
    when I declared you your own holiday
    your voices sound different though I’ve heard it before
    remember the winters that we slept in the car
    you said your crooked legs don’t walk so well
    I said my eyes were tired and declared
    you your own holiday
    you’ll be here »

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