À lire un 2 septembre

Éphémérides. Quand le calendrier se fait littéraire.

6406-cover-landfall-5b584fa0a57cd« Le billet avait coûté soixante-huit dollars. Amanda l’avait payé avec sa propre carte de crédit. La victime était une de ses patientes, et à la fin de son service, elle l’avait déposée à la station de bus. Le bus était parti à 2 h 20 dans l’après-midi, vendredi dernier, le 2 septembre. L’infirmière n’avait plus eu de nouvelles après ça. »

Landfall de Ellen Urbani (2015)

Résumé : « Ce matin de septembre 2005, la jeune Rose Aikens, dix-huit ans, s’apprête à rejoindre La Nouvelle-Orléans. Elle va porter secours aux sinistrés de l’ouragan Katrina. Mais sur la route, sa voiture quitte la chaussée et percute une jeune fille. Cette inconnue, morte dans l’accident, seule et sans le moindre papier d’identité, bientôt l’obsède. D’autant que dans sa poche se trouve la page d’un annuaire indiquant les coordonnées des Aikens. Rose n’a alors d’autre choix que de retracer pas à pas le parcours de la victime, à travers l’ouragan et une ville en ruine. Landfall est un roman haletant qui révèle les destins croisés de deux jeunes filles, l’une blanche, l’autre noire. Ellen Urbani dresse le portrait de femmes fortes et tendres qui savent se battre au cœur de la tourmente. »

Un commentaire sur “À lire un 2 septembre

  1. Clair de lune

    « La lune était sereine et jouait sur les flots. —
    La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,
    La sultane regarde, et la mer qui se brise,
    Là-bas, d’un flot d’argent brode les noirs îlots.
    De ses doigts en vibrant s’échappe la guitare.
    Elle écoute… Un bruit sourd frappe les sourds échos.
    Est-ce un lourd vaisseau turc qui vient des eaux de Cos,
    Battant l’archipel grec de sa rame tartare ?
    Sont-ce des cormorans qui plongent tour à tour,
    Et coupent l’eau, qui roule en perles sur leur aile ?
    Est-ce un djinn qui là-haut siffle d’un voix grêle,
    Et jette dans la mer les créneaux de la tour ?
    Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ? —
    Ni le noir cormoran, sur la vague bercé,
    Ni les pierres du mur, ni le bruit cadencé
    Du lourd vaisseau, rampant sur l’onde avec des rames.
    Ce sont des sacs pesants, d’où partent des sanglots.
    On verrait, en sondant la mer qui les promène,
    Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine… —
    La lune était sereine et jouait sur les flots. »

    2 septembre 1828
    Victor Hugo, ‘Les Orientales’, 1829

    Source: https://www.poetica.fr/poeme-2101/victor-hugo-clair-de-lune/

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