4 commentaires sur “A lire un 4 juillet

  1. 🙂 ‘Né un 4 juillet’, au jour national …

    ‘Les chants du crépuscule’, Victor HUGO (1802-1885):

    « Quoi ! ce que le temps nous amène,
    Quoi ! ce que nos pères ont fait,
    Ce travail de la race humaine,
    Ils nous prendraient tout en effet !
    Quoi ! les lois ! la Charte ! chimère !
    Comme un édifice éphémère
    Nous verrions, en un jour d’été,
    Crouler sous leurs mains acharnées
    Ton œuvre de quarante années,
    Laborieuse liberté !

    WikiSource, ‘DICTÉ APRÈS JUILLET’ 1830.

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  2. Hello

    De retour Rue de la sardine avec Steinbeck

    « Ce discours avait si bien altéré Doc, qu’il en vida son verre de bière : « Rien n’égale, dit-il, le goût matinal de la bière.
    – Je crois, contesta Richard Frost, qu’ils font partie de l’espèce commune. Ce sont tout bonnement des gens qui n’ont pas le sou.
    – Ils pourraient en avoir. Ils pourraient se gâcher la vie et gagner de l’argent. Quand ils veulent avoir quelque chose, ils déploient de l’intelligence, je vous garantis ! Mack est doué d’une sorte de génie. Ils connaissent l’essence des choses et à quoi mène l’ordre du monde, ils n’ont pas envie de se laisser prendre.»
    Doc eût-il mesuré la tristesse de Mack et des gars, qu’il n’eût certes pas fait cette réflexion, mais il ignorait l’ostracisme dont les hôtes du Palace étaient l’objet. Lentement, il se reversa de la bière.
    « Vous voulez que je vous donne une preuve ? …Tenez : dans une demi-heure à peu près, la Parade du Quatre-juillet va passer sur la Grande Avenue. Il leur suffit de tourner la tête pour la voir défiler, ils n’ont qu’à se lever, à marcher une vingtaine de mètres pour s’y mêler. Et bien, je parie une bouteille de bière qu’ils ne tourneront pas la tête !
    – Et qu’est-ce que ça prouvera ?
    – Ce que ça prouvera ? Mais diable, ils savent ce que ça représente, un défilé ! Le maire en avant, dans sa splendide automobile, le son de la trompette, le grand Bob sur son cheval blanc, portant le drapeau, les conseillers municipaux, les deux régiments de soldats, la société des Elks, avec les ombrelles écarlates, les Chevaliers du Temple, avec leurs plumes d’autruche blanches et leurs épées, les Chevaliers de Colomb, avec leurs épées, leurs plumes rouges, et la musique de la fanfare ! Mack et les gars connaissent tout cela, ils l’ont déjà vu, cela leur suffit…
    – Un homme qu’un cortège n’attire pas, n’est pas vivant ! s’ exclama Richard Frost. »

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  3. Et aussi Silvia Plath

    Tu es

    Le plus heureux des clowns, sur les mains,
    Les pieds dans les étoiles, le crâne rond comme la lune,
    Avec tes ouïes de poisson dans l’eau. Averti du bon sens
    Du dodo, l’enfant do.
    Enroulé sur toi-même telle une pelote de laine,
    Occupé à tirer à toi ta nuit comme le hibou.
    Muet comme un topinambour du quatre juillet
    Au premier avril,
    Oh mon glorieux, mon petit pain.

    Flou comme la brume, guetté comme un colis.
    Et plus lointain que l’Australie.
    Notre Atlas au dos courbé, notre crevette voyageuse.
    Un bourgeon douillet à son aise
    Comme un hareng dans son bocal.
    Une nasse frétillante d’anguilles.
    Nerveux comme une fève sauteuse.
    L’évidence telle une addition juste.
    Une ardoise nette, avec ton visage dessus.

    Ariel – Sylvia Plath

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