Les peintres sont maudits, maudits, Modigliani.

bm_32320_1489188L’histoire se déroule à Buenos-Aires. Juan Pablo Castel est un peintre qui tombe fou amoureux d’une femme venue voir ses toiles. Elle seule semble avoir compris le sens secret d’un des tableaux qu’il a exposés.

Elle se nomme Maria Iribarne. Il l’a vue et la veut, toutes affaires cessantes.

Le temps d’une expo de peinture, sous un vernis sage se révèle donc un homme-volcan devenu fou d’amour. Ce misanthrope qui s’assume traque alors follement cette femme. Par orgueil, par vanité, plus tard par amour.

L’arc narratif est tendu. Il propulse les flèches de Cupidon jusqu’en Argentine, à Buenos-Aires. Flèches d’argent argentines.

Le héros croit à la possibilité d’un pont entre la jeune femme et lui-même. Ce ne sera qu’un tunnel. El túnel. Un long tunnel de fièvre, de jalousie. L’Amour-feu.

Le héros n’est pas à plaindre. Leur amour est à peindre en mouvement.

L’histoire se trace une trajectoire de tragédie. Tout était écrit dès les premières lignes. Le narrateur, le peintre, va raconter comment il a tué Maria. L’amour qu’éprouve le peintre est aveugle et devient assassin. Maria est mariée. Son mari est aveugle. Tragédie oblige, le devin Tirésias n’est pas loin.

Pour emprunter la formule à Nougaro, les peintres sont maudits, maudits, Modigliani.

Le Tunnel fut salué comme un chef-d’œuvre par Albert Camus, Graham Greene et Thomas Mann. Rien que ça.

Le Tunnel d’Ernesto Sábato (1948)

Publicités

2 commentaires sur “Les peintres sont maudits, maudits, Modigliani.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s